L’aura d’une oeuvre est simplement définie par Benjamin comme « une trame de temps et d’espace : apparition unique d’un lointain si proche soit-il ». Il parle aussi du « Hic et nunc » ce qui signifie l’ « ici » et le « maintenant », rassemblant les deux trames précédentes. Avec l’apparition du numérique qui est une forme d’art nouvelle, cette aura semble ne pas pouvoir être présente dû à sa caractéristique de reproductibilité. Le Hic et nunc n’a plus autant d’impact sur une oeuvre, car il est possible de reproduire, dupliquer ou reprendre celle-ci grâce à la technologie. Cette technologie et cette forme d’art qui en 1939 est en constante évolution pour Benjamin,  il y a peu de recul face cette évolution du matériel et des techniques de l’époque. Aujourd’hui, nous avons plus de recul et différentes nouveautés en terme de variétés d’oeuvre grâce au numérique. Un art qui dépend de la technologie actuelle en utilisant des langages numériques (datés des années 1960). Cependant si l’aura se perd à cause de sa reproductibilité, le numérique est un stade avancé de cette méthode où nous pouvons même modifier une oeuvre numérique en plus de la dupliquer.

Nous pouvons donc nous demander d’où provient l’aura d’une oeuvre et comment elle est interprétée ?

Mettons de côté les notions de temps et d’espace et approchons cette notion d’aura aux médias de masse. Nous pouvons voir l’aura d’une oeuvre comme un média qui réunit la population pour admirer, contempler, débattre et autres sur celle-ci, qui crée une interaction autour. Cependant, chacune des personnes a une façon différente de ressentir ou non l’aura suivant son intérêt envers une oeuvre. Une personne très peu confortable avec les notions artistiques ne sera pas autant affectée par l’aura d’une oeuvre autant qu’une personne passionnée d’art. En contrepartie une personne très proche de l’air numérique peut avoir et ressentir une émotion ou un sentiment réciproque à celle d’une oeuvre physique autour d’une oeuvre numérique, qui potentiellement a été reproduite ou modifiée et autres. Le hic et nunc est peut-être moins présent lors du visionnage de l’oeuvre mais y est lors de la création et réalisation de cette oeuvre. Que ce soit une photo, un film, ou autres formes d’art numérique, elle est créée à un moment et dans un contexte particulier. Donc le fait de la reproduire grâce aux technologies n’efface pas son parcours et son histoire à travers le temps, elle ne fait qu’être partagé et démultiplié.

Alors est-ce que l’aura d’une oeuvre n’est pas alimentée par le fait que les personnes passionnées d’art numérique ou des beaux-arts interagissent par rapport à l’oeuvre et par rapport aux pensées de chaque être ? De plus l’aura peut être développée par les médias de masse avec un article particulier sur une oeuvre ou encore une critique d’une personne influente dans le domaine de l’art. Les deux principes de temps et d’espace peuvent être biaisé par l’influence des médias et des idées de chacun. Le passé et l’histoire de l’oeuvre sont présents, mais la connaissance et l’intérêt du spectateur à l’encontre de l’oeuvre modifient la perception de l’aura d’une oeuvre réelle ou numérique.

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