Au dernier cours, nous avons abordé rapidement la théorie de Roland Barthes, le « ça a été ». J’aimerais revenir sur sa théorie car je pense qu’il serait intéressant de la remettre à jour. Je vais m’intéresser particulièrement aux vidéos, aux publicités. Depuis que l’information reproductible en grands nombres existe (la presse), on peut remarquer un phénomène de live, d’actualité qui était beaucoup moins présent avant.
L’actuel peut nous rapprocher d’un certain réel : c’est récent donc c’est vrai, donc c’était comme ca. Cependant, avec la presse écrite ou même avec la radio, toutes les informations viennent d’une voix humaine. Ces voix paraissent donc, logiquement, subjective, uniques. Avec l’arrivée de la photographie, c’est la machine qui crée l’image. On peut enfin reproduire un produit qui n’est pas le fruit d’une pensée humaine et consciente. La machine est alors accueillie comme nouvelle vérité car objective mais on sait tous que ca n’est toujours pas le cas.

C’est en voyant une vidéo after movie que je me suite fait cette réflexion. Voici ci-joint une vidéo du festival Tomorrowland : https://www.youtube.com/watch?v=AtdnWYqbMwc. Ce festival de musique est de renommée mondiale. Il rassemble autant de spectateurs que de célébrités. Doté d’une très belle image (communication, retours, publicité), de plus en plus de monde s’y rend.

Une after movie consiste à faire un montage relatant d’un festival, d’un évènement afin d’en faire sa promotion pour l’année à venir. Je dirais que c’est une nouvelle forme de publicité qui rassemble paradoxalement souvenirs personnels et image de marque. Si nous sommes allés au festival, nous serons émus de voir ces images, ce montage puisque nous avons entendu les mêmes artistes, nous avons été présents aux même endroits et car nous en sommes nostalgiques. Cependant, ces vidéos sont toujours idéalisées. Bien que ces publicités filment le réel avec une machine, un appareil, ce réel est choisi et monté. Toutes les personnes dans les after movie sont belles et minces, sourient, rient et pourtant nous savons tous qu’un festival regroupe tout un tas d’autres choses : grand taux d’alcoolémie, foule trop importante pour pouvoir apprécié un concert (ou le voir), drogue, blessés et cela est parfaitement normal.

Avec l’avènement des réseaux sociaux, d’internet, de Youtube, la vidéo, le montage s’est transcendée et la pub utilise dès à présent le consommateur en action pour vendre son produit, et c’est en cela qu’il le rend réel. Le côté live, reportage renforce cette idée de ça a été. Mais si la pub joue avec ca dès à présent, cette théorie peut-elle encore marcher?

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s