Les élections présidentielles et les médias

Il est difficile, après si peu de temps de parler de ces élections présidentielles. Les français ne sont pas satisfaits à 59% du premier tour. Je me pose beaucoup de questions à ce sujet. Des élections doivent être secrètes, on ne doit pas donner son avis et on doit respecter l’avis de l’autre. Mais pourtant, cette année, la télévision et les médias ont effectué une importante propagande.
Tout le monde à la télévision parlait d’Emmanuel Macron, et pourtant on a connu son programme que très tard. Il est jeune, nouveau, dynamique et a déjà travaillé dans la finance, voilà de quoi sauver la France? Après ce premier tour, on le désigne comme un sauveur…
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Une semaine avant les élections, Jean Luc Mélenchon qui commençait à gagner beaucoup de votants a vécu ce qu’on pourrait appeler une critique acerbe et faussée des médias notamment sur différents points de son programme. En effet, on peut dire de cette élection qu’elle réunit la télévision, la presse, la radio, les réseaux sociaux, internet et la rue. Pour la première fois, la télévision a dû faire face à un nouveau problème pour gouverner, l’avènement d’un nouveau lieu pour penser : Internet.
Nombreux médias ont comparé Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, nombreux ont vu en lui un futur dictateur communiste, tous ont critiqué sa proposition de rejoindre l’alba.

(Vidéo où JLM parle de cela : https://www.youtube.com/watch?v=hGQtZo2bqUM)

Marine Le Pen à la télé française était, pendant ce temps, oubliée. Mais n’était-ce pas l’extrême droite qu’il fallait arrêter avant la gauche?
Aujourd’hui, les gens sont choqués : qui choisir entre l’extrême libéralisme ou l’extrême droite homophobe et raciste pour « bien » représenter la France?
Tous les médias continuent bien évidemment leur travail qu’ils avaient fait depuis le début : faire élire un président qui ne changera rien, tout en gardant une image correcte de la France.

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Macron est destiné à être président mais pourtant 41% de ses votants ont voté par défaut. Que signifie pour ces votants « par défaut » alors?

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Spring breakers de Harmony Korine : Un teen movie et une critique des États-Unis?

Le long-métrage Spring Breakers réalisé par Harmony Korine et sorti en 2012 est qualifié par certain sur internet de Drame/action, par d’autres de Teen movie. En effet, ce film raconte l’histoire de quatre jeune femme qui vont tout faire pour pouvoir aller en Spring Break aux États-Unis.

Les actrices sont sexy, jeunes et connues et elles se baladent tout au long du film en bikini à la recherche de sensation forte (sexe, drogue, alcool,). A première vue, ce film semble être dans notre norme actuelle, il représente ce que les jeunes recherchent aujourd’hui. Cependant ce film offre deux lectures complètement opposées.

D’un côté nous avons le Teen Movie, vendeur et sexy, qui représente une nouvelle forme de désir dans l’excès. On connait les actrices alors on a envie d’aller le voir. Des musiques de Skrillex et de Cliff Martinez entonnent durant tout le film. Bref, tous les jeunes s’y retrouvent, et cette décadence, ce côté « hors-la-loi » en devient même attirant.

Et puis il y a ce discours un peu caché. Nous sommes aux États-Unis, un pays très puritain qui veut garder une image grandiose, une image de maîtrise et de puissance. Deux actrices, Selena Gomez (a travaillé pour Disney Chanel) et Vanessa Anne Hudgens (a joué dans High School Musical) sont l’exemple de beaucoup d’enfant nés dans les années 95/2000, aujourd’hui adolescents ou jeunes adultes.

Le choix des deux actrices n’est clairement pas un hasard. En effet, Vanessa Anne Hudgens et Selena Gomez ont une image de marque à maintenir, une image de jeunes filles sages. Harmony Korine lance, avec ce choix, un contre message, il permet de montrer l’envers d’un pays où même les symboles de l’innocence sont corrompus par l’excès et les plaisirs interdits.

Grace à ce casting, deux publics sont venus voir Spring Breakers : ceux qui voulaient voir les actrices et ceux qui voulaient voir un nouveau film d’Harmony Korine, ce qui est très différent. Je fais personnellement parti de ceux qui voulaient voir les actrices à nouveau mais Spring Breakers va bien plus loin. La mise en valeur des drogues de l’alcool, de la corruption, du pouvoir de l’argent, de port d’arme et tout cela en faisant la fête fait de ce film une ; merveilleuse critique de l’Amérique. Et dresse peut-être un portrait spécial des jeunes filles d’aujourd’hui et de leur métamorphose. Rien n’a plus d’impact que de voir son acteur, son actrice fétiche vieillir en même temps que nous, et cela délivre un important message sur la transition de la société. Spring Breakers est bien plus qu’un drame action mais bien une mise en scène pure de l’hypocrisie et de la médiatisation filmique d’un pays. Ce film a beaucoup déplu, nombreux ne l’ont pas compris mais c’est un chef d’œuvre douée d’une belle analyse médiatique.

Voici la bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=gSjE30W0aVQ

La communication inter-générationnel

En cours nous avons parlé des différentes générations et j’ai donc fait quelques recherches. J’ai trouvé le tableau suivant :generation X Y Z

L’un des théoriciens dont nous avons parlé en cours prposait l’hypothèse que chaque générations revenaient toujours dans un certain ordre. Pour moi, il est difficile d’imaginer cela. Comment des générations peuvent-elles se succéder et se ressembler si elles ne vivent pas les même choses et les mêmes révolutions technologiques? Qui plus est, je ne pense pas être trop pessimiste si je dis que les hommes ne prennent pas exemple du passé. Pour ma part je pense que la destiné d’une génération est très hasardeuse. On peut bien évidemment savoir sur quelles technologies ils vont s’appuyer mais sûrement pas comment ils vont réagir face à celle-ci. Je dirai que je suis contre un certain empirisme et fatalisme. Je suis prêt à penser que chaque chose se joue (et donc le comportement des générations aussi) en lien avec les évènements politiques, sociaux et économiques. Les guerres et autres problèmes ne sont pas déclenchés par des nations entières mais seulement par des conflits personnels de richesse. Il ne dépend donc pas d’une génération pour que des évènements prennent place. De plus, le passif des pays joue un rôle aussi prépondérant dans le comportement peut être « irréfléchi »/« inconscient » de chaque citoyen. En bref, je pense que nous ne pouvons pas tirer des conclusions actives sur des générations qui seront plus avancées que nous techniquement, culturellement, intellectuellement peut-être.

Réponse à l’article Zombie digitale

Cher Grumpy,

Déjà, merci pour cet article, il est très intéressant. As-tu retrouvé l’étude dont tu parles dans ton article depuis? J’aimerais vraiment la lire !

Au vues des mots que tu as utilisé (party, chum, blonde), tu dois être un québécois. Je précise ça car cela prouve bien que ton questionnement et ta réflexion, que je partage tout autant sont internationales. Les téléphones intelligents sont partout et sont devenus, j’ai l’impression, la source primaire des interactions sociales. Tu disais bien cela lorsque tu décrivais ce que tu avais vu (couple, famille, amis). Il est très intéressant aussi que tu ais mis en corrélation cet article avec une étude de l’amitié (combien d’amis réels/proches avons-nous?). Car en effet, nous sommes entrée dans la période du socio numérique, et pourtant sommes nous plus facilement « sociaux », ouverts aux autres ?
Je pense que pour penser notre société, il faut aussi penser à cette philosophie de vie qui a évoluer : nous ne vivons plus pour les autres ou pour nous et les autres mais pour nous seul. Ton article me fait penser à un épisode de Black mirror (celui avec les profils avec les notes, si tu ne l’as pas vu je te le recommande). Dans cet article, au final, les gens sont amis ensemble car ils ont la même note ou proche (ils sont à un même niveau). Parfois, les amitiés socio numériques sont peut être plus faites pour nous flatter nous-même (instagram, Facebook, twitter) : plus nous avons d’abonnés, d’amis, plus nous sommes reconnus, plus nous sommes vues, plus nous sommes appréciés. Et c’est peut-être en ce sens que les individus aujourd’hui ont de moins en moins d’amis : car il faut réapprendre progressivement à s’intéresser aux autres, tout en étant dans une société hyper individualiste et très séductrice je dirais (pour reprendre la réflection du dernier cours). Il faut se libérer, vouloir rencontrer, échanger sans profit.
Lien de l’article : https://mediasdemasseblog.wordpress.com/2017/03/16/zombie-digitale

​Images, ennemies de la réalité?

Au dernier cours, nous avons abordé rapidement la théorie de Roland Barthes, le « ça a été ». J’aimerais revenir sur sa théorie car je pense qu’il serait intéressant de la remettre à jour. Je vais m’intéresser particulièrement aux vidéos, aux publicités. Depuis que l’information reproductible en grands nombres existe (la presse), on peut remarquer un phénomène de live, d’actualité qui était beaucoup moins présent avant.
L’actuel peut nous rapprocher d’un certain réel : c’est récent donc c’est vrai, donc c’était comme ca. Cependant, avec la presse écrite ou même avec la radio, toutes les informations viennent d’une voix humaine. Ces voix paraissent donc, logiquement, subjective, uniques. Avec l’arrivée de la photographie, c’est la machine qui crée l’image. On peut enfin reproduire un produit qui n’est pas le fruit d’une pensée humaine et consciente. La machine est alors accueillie comme nouvelle vérité car objective mais on sait tous que ca n’est toujours pas le cas.

C’est en voyant une vidéo after movie que je me suite fait cette réflexion. Voici ci-joint une vidéo du festival Tomorrowland : https://www.youtube.com/watch?v=AtdnWYqbMwc. Ce festival de musique est de renommée mondiale. Il rassemble autant de spectateurs que de célébrités. Doté d’une très belle image (communication, retours, publicité), de plus en plus de monde s’y rend.

Une after movie consiste à faire un montage relatant d’un festival, d’un évènement afin d’en faire sa promotion pour l’année à venir. Je dirais que c’est une nouvelle forme de publicité qui rassemble paradoxalement souvenirs personnels et image de marque. Si nous sommes allés au festival, nous serons émus de voir ces images, ce montage puisque nous avons entendu les mêmes artistes, nous avons été présents aux même endroits et car nous en sommes nostalgiques. Cependant, ces vidéos sont toujours idéalisées. Bien que ces publicités filment le réel avec une machine, un appareil, ce réel est choisi et monté. Toutes les personnes dans les after movie sont belles et minces, sourient, rient et pourtant nous savons tous qu’un festival regroupe tout un tas d’autres choses : grand taux d’alcoolémie, foule trop importante pour pouvoir apprécié un concert (ou le voir), drogue, blessés et cela est parfaitement normal.

Avec l’avènement des réseaux sociaux, d’internet, de Youtube, la vidéo, le montage s’est transcendée et la pub utilise dès à présent le consommateur en action pour vendre son produit, et c’est en cela qu’il le rend réel. Le côté live, reportage renforce cette idée de ça a été. Mais si la pub joue avec ca dès à présent, cette théorie peut-elle encore marcher?

Réponse à Saaeva : Les jeux vidéo et la représentation de la femme

Bonjour Saaeva, je profite de ton article pour ajouter des éléments à ta réflexion.

Je suis d’accord avec toi sur beaucoup de points, notamment sur les différents scénarios créé autour du sauvetage d’une femme impuissante en détresse ou encore la représentation des personnages féminins trop souvent sexualisé.

J’ai demandé à mon amie « Cerizz » (joueuse professionnelle de Counter Strike :Global Offensive, championne du monde 2014 avec 3DMAX et aujourd’hui sous les couleurs du maillot LDLC) de me parler de son parcours e-Sportif depuis ses débuts jusqu’à aujourd’hui.
Elle fait référence deux réactions différentes suivant les profils des joueurs contre qui elle jouait. La première était un étonnement particulier qui donnait suite a une demande d’ajout de contact car il était impressionnant de jouer contre une « vraie fille ». La seconde bien moins appréciable s’en suivait d’insulte, je cite «Little kid» par le fait d’une voix aiguë ou bien plus sexiste et méprisant comme «retourne faire la cuisine» ou encore « tu es une fille, tu es nul». D’autres comportements ont étés remarqués comme une non-prise au sérieux de l’adversaire féminin en utilisant des armes différentes pour s’amuser.
Ces comportements sont inacceptables et immatures et ne devrait pas être présent dans le jeu vidéo. Cependant ces comportements sont de moins en moins présents du fait de l’augmentation du nombre de femmes sur ces jeux vidéo.
Dû à ces comportement, selon Cerizz, «Les filles préfèrent faire de la compétition entre filles». Alors nous pouvons nous poser la question : Pourquoi ?

Dans un premier temps par soucis de différence de niveau. En effet le niveau des garçons en compétition (donc en équipe) est très largement supérieure à celui d’une femme. Cela s’explique par la différence d’expérience et d’implication. L’expérience du fait que les jeux vidéo ont majoritairement été abordés et pratiqués en compétition par la gent masculine.
L’implication ? D’après Cerizz, les filles qui jouent à haut niveau voient CS:GO comme un loisir et non comme un travail ou une activité professionnelle même si plusieurs équipes féminines vivent aujourd’hui du jeu vidéo.

La seconde chose vient surement du style de jeu féminin qui est très différent des hommes. La rapidité d’action, la vision de jeu et autres critères internes au jeu font très fortement varier le niveau d’une équipe.

La dernière question que j’ai posé à Cerizz est penses-tu qu’une fille peut être aussi forte qu’un garçon même avec le retard accumulé ? Sa réponse est évidente que « Oui, et c’est déjà le cas pour certaines ».

Enfin pour revenir à la représentation de l’image des femmes dans les jeux vidéo, je pense que celle-ci est due au fait que majoritairement, (et de moins en moins heureusement) c’est les hommes développent et créent les personnages féminins par rapport à l’image d’un fantasme d’une fille sexy. C’est le cas pour la licence Tomb Raider mais aussi pour les créateurs de skin pour le jeu League of Legends et bien d’autres.

Article concerné : https://saevasite.wordpress.com/2017/02/19/les-jeux-videos-et-la-representation-de-la-femme/

Merci à Cerizz pour son interview : https://twitter.com/LDLC_CERIIZZ

The truman show, un portrait du spectateur

The truman show, un portrait du spectateur The Truman Show est un film réalisé par Peter Weir et distribué en 1998. Dans ce long-métrage on suit de près la vie d’un homme simple, Truman Burbank qui est malgré lui la star d’une télé-réalité. Ce film, sorti à la fin du XXème siècle en dit beaucoup sur une société qui est en train de se développer.

Un peu d’historique : la première télé réalité voit le jour en 1971 aux Etats-Unis et raconte l’histoire d’une famille divorcée. Aujourd’hui, les télé-réalités sont omniprésentes sur nos différentes chaines de télévision, c’est même devenu pour certain un rituel de suivre chaque saison, mais aussi d’en suivre les acteurs (comme des « stars » à part entière). La vie d’autrui, tout comme dans The Truman Show, devient spectaculaire car elle n’est pas la notre.
Dans ce film, le personnage principal est, depuis toujours, dans une ville fictive, il joue/vit dans un studio et tous les personnes qui l’entourent (parents, épouse, amis) sont des acteurs payés pour jouer ce rôle. En bref, le réalisateur a mis en scène un microcosme orchestré. Plus l’intrigue avance, plus Truman Burbank se rend compte que sa vie n’est que fiction (trop déterminée). Les caméras cachées sont de plus en plus visibles dans le champ et son regard se dirige de plus en plus vers elle.

A la fin du film, c’est par la mer que Truman (l’homme vrai bien-sûr) va s’échapper. J’aime beaucoup cette métaphore car j’ai l’impression qu’elle fait référence même à l’histoire de l’Amérique (comme une sorte de miroir introspectif représenté par l’eau). En effet, c’est par l’océan que les européens ont découvert l’Amérique. Pour certain, ils fuyaient quelques choses pour vivre mieux ensuite. Ici c’est la même chose. Le « réel » où les masses sont accro au Truman Show. 

Quelques questions : Le monde-vrai est-il plus beau ou/et excitant que le microcosme fictionnel de Truman? D’ailleurs, on ne peut pas le savoir car le film se termine sur une fin ouverte ou Truman rentre dans l’univers du vrai. Univers bien sûr qui est encore filmique et diégétique pour nous, spectateur.
Ainsi, le réalisation Peter Weir réalise ici une belle analyse de la société occidentale en elle-même sous forme d’une mise en abîme. Dans ce film, il met en place des questionnements intemporels sur notre société moderne : Qu’est-ce qu’une télé-réalité? Etre conscient d’être filmé, est-ce être acteur? Enfin, notre réel est-il dicté de la même manière que l’on dicte une mise en scène (par les écrans, par la télévision, par les discours..?)

Ces acteurs actifs, ne seraient-ils pas plus vrai que les spectateurs passif?

Plus qu’une fiction, The Truman Show nous fourni une véritable oeuvre réaliste dans un cadre où tout est faux. J’appuierai mes propos très prochainement dans un article sur une série que j’aime beaucoup : Black Mirror.

(Vers) une oligarchie mondiale

Oligarchie : « Système politique dans lequel le pouvoir appartient à un petit nombre d’individus constituant soit l’élite intellectuelle (aristocratie), soit la minorité possédante (ploutocratie), ces deux aspects étant fréquemment confondus : ce groupe. Accaparement d’un pouvoir ou d’une autorité par une minorité. »

Nombreux pays aujourd’hui sont appelés « démocraties ». Ce terme désigne le pouvoir du peuple (qui va à l’encontre de l’aristocratie ou de la ploutocratie). Cependant, au 21ème siècle, nous pouvons remarquer que la politique est en pleine mouvance. Avec la mondialisation et la naissance du capitalisme, le pouvoir n’est plus à la politique, aux politiciens mais à ceux qui ont l’argent, les grandes entreprises. Aujourd’hui, nous parlons « d’état-monde », les frontière s’amincissent, disparaissent et le problème de l’oligarchie vient régner dans n’importe quelle affaires (politique/sociale/économique).

Pour imager mes propos, je me penche aujourd’hui sur trois actualités médiatiques très hétéroclites :

  • L’affaire Fillon et Pénélope
  • Le lobbie youtube-google
  • Trump et la cour suprême

 

La France, l’affaire Fillon, la politique héréditaire?

L’affaire Fillon a été médiatisé dans un premier temps par le journal Le canard enchaîné.

«  Selon Le Canard Enchaîné, Penelope Fillon aurait en fait perçu plus de 900 000 euros en tant qu’attachée parlementaire auprès de son époux et de son suppléant, Marc Joulaud, ainsi qu’à la Revue des deux mondes. » L’express

Un rapide résumé de l’affaire : La femme du politicien, Pénélope Fillon aurait été employé par son mari pendant de nombreuses années. Problème : alors qu’elle avait un salaire très impressionnant, le PNF (parquet national français), les journalistes et la police ne retrouvent aucunement les traces d’un travail accompli (documentation, mail, présence à l’assemblée générale), à cela s’ajoute l’emploi de ses enfants (qui étaient tous deux en études d’avocats mais pas encore diplômés)

Fillon ne peut pas se défendre face aux preuves apportées par les enquêtes du Canard enchaîné (ou des autres médias). Dans un discours, alors, il s’excuse « d’avoir employé sa famille » et qu’il pensait que cela pouvait se faire « avant » mais plus maintenant (discours ici).

Deux problèmes éthiques/sociaux se posent :

  • Voler de l’argent aux citoyens français (chose qu’il n’avoue pas)
  • Employer sa famille et donc « abîmer » l’idée de démocratie et rendre la politique héréditaire (on retrouve ici le problème de l’oligarchie lourdement relevé par exemple dans les Nuits debout).

Ainsi se pose la question : La politique peut-elle être une affaire de famille? La démocratie peut-elle être une affaire familiale?

Cette question est très controversée et est compliquée car les conservateurs (de droite) appuient ce genre de définition de la démocratie (ou du pouvoir). Mais les personnes étant à droite en France sont-elles contre une éventuelle (officielle) oligarchie? Ou bien en sont-elles conscientes? L’idée de famille rassure-t-elle les citoyens (comme une sorte de sûreté – schéma que l’on retrouve dans le Front National-)?

Si l’exemple de Fillon est omniprésent dans la presse mondiale actuellement, il ne faut pas oublier que son cas n’est pas unique. En France, la politique et les médias sont tous régis par une petite minorité de politicien (en général très aisés) qui profitent du système pour leur biens personnels, leur image ou encore leurs accords/contrats avec des lobbies internationaux ( Pour aller plus loin : MEDIAS : POURQUOI 10 MILLIARDAIRES CONTROLENT NOTRE INFORMATION ?)

Dans ce premier exemple, l’oligarchie est présente et joue un rôle négatif économique (détournement d’argent/vol) et social (injustice, profiter des plus pauvres). Pourtant étonnement, Fillon n’a toujours pas arrêté sa campagne présidentielle.

 

L’union européenne et les Lobbies

 

 

On peut retrouver cette injustice (profiter du plus faible, voler le peuple, le manipuler) dans des affaires à propos de Google ou encore Youtube. Cette vidéo (ci-dessous) prouve les pressions faites à une youtubeuse française étant invitée à interviewer en direct le président Junker. Grace à certains amis vidéastes, elle a pu poser des questions réfléchies et problématiques au politicien. Ce petit acte n’est qu’en fait la pointe d’un iceberg, mais prouve l’influence et  la puissance de l’entreprise Google dans le monde. En effet, cette entreprise a un pouvoir « politique » plus important que les politiques eux-même (car c’est bien évidemment l’argent qui régit l’état monde aujourd’hui -donc la ploutocratie- et c’est un problème majeur dans l’Union Européenne).

 

Trump et la cour suprême  

Voici un dernier exemple qui peut appuyer cette idée d’oligarchie mondiale. En effet, depuis qu’il est élu, le président des Etats-Unis Trump a plus supprimé de libertés (arrêt du soutien pour l’IVG, muslim ban,…)  que d’ajouter des droits. Selon certains journalistes et/ou artistes, la direction de son pays prend peu à peu l’allure d’une dictature, d’un régime totalitaire. Trump met en place ses folies sans réfléchir au bien et libertés des masse.

le 31 janvier 2017, Trump annonçait la nomination du juge conservateur Neil Gorsuch au neuvième siège vacant de la Cour suprême des États-Unis. Les différents politiciens de la cour suprême sont nommés à vie et y sont présents jusqu’à leur mort. La moyenne d’âge y est de 70 ans environ. Trump, en choisissant Neil Gorsuch, impose la puissance d’un homme conservateur, machiste et religieux pendant de longues années. Effectivement, cet homme n’est âgé que de 49 ans…

SLATE – Claire Levenson — 01.02.2017 – 11 h 08, mis à jour le 01.02.2017 à 11 h 08

« Le nominé de Trump à la Cour Suprême, Neil Gorsuch, a récemment jugé que des entreprises avaient le droit, pour raisons religieuses, de refuser de donner à leurs employés une couverture santé qui rembourse la contraception.« 

 

         En bref, que ce soit la France, l’Europe ou même les Etats-Unis, le pouvoir et les médias n’appartiennent qu’à une poignée de personnes (pas forcément politiques, ou qui, alors, le deviennent grâce à l’argent héréditaire -Trump en est un exemple parfait -). La politique n’est plus de l’ordre d’un pays et est intrinsèquement liée à l’économie, l’argent de « ploutocrates » (détournement, fortune héréditaire, lobbie). Aujourd’hui, l’Oligarchie est l’état-monde, l’état-du-monde. Faut-il alors le conscientiser, l’assumer pour mieux l’éviter?

Sources :

(http://www.ouest-france.fr/politique/francois-fillon/affaire-penelope-fillon-le-canard-enchaine-alourdit-la-note-4771160), (http://www.rfi.fr/france/20170131-affaire-penelope-nouvelles-revelations-canard-enchaine-francois-fillon)

http://www.linternaute.com/actualite/politique/1343367-affaire-penelope-fillon-terrible-sondage-pour-francois-fillon-lache-par-la-droite/

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201701/31/01-5064989-cour-supreme-trump-nomme-le-conservateur-neil-gorsuch.php

L’évolution du sport électronique en média de masse.

Le sport électronique est officiellement née en 1997 avec la Cyberathlete Professional League (CPL). Le déroulement de ces compétitions se faisait dans des cybercafés avec des ordinateurs capables de créer des serveurs locaux afin d’accueillir les participants sur des jeux comme Dota, Quake, Counter Strike et bien d’autres. Dans cet article, nous allons nous demander comment les jeux vidéo se sont démocratisés jusqu’à devenir des acteurs de la masse médiatique.

Prenons pour exemple Counter Strike. C’est l’un des jeux de tirs à la première personne (FPS) le plus influent en terme de compétition à l’heure actuelle. Les premières compétitions accueillaient seulement quelques personnes qui étaient au courant de l’événement (initiative personnelle). Ces compétitions se déroulaient dans des cybercafés et engageaient trois ou quatre équipes qui se partageaient, à la fin, les gains mis en jeu par les autres (environ 50 dollars). Au fil du temps les équipes se présentant étaient de plus en plus nombreuses et les gains de plus en plus importants (500 dollars). Les organisateurs n’avaient pas d’autre choix que de louer des espaces plus grands afin d’accueillir les participants. Des sponsors et associations ont décidé d’investir dans ce domaine afin de le faire grandir et le populariser. De ce fait, le E-Sport s’est peu à peu démocratisé (sites d’actualité, streaming,…) et est devenu une passion et un sport autant à contempler qu’à pratiquer.

Aujourd’hui les compétitions sont diffusées dans le monde entier grâce aux plateformes de streaming comme Twitch, Daylimotion et autres. Elles se déroulent dans des salons dédiés aux jeux vidéos ou, pour les plus grandes compétitions, dans des stades ou théâtre complètements aménagés pour accueillir les équipes participantes ainsi que les amateurs. Récemment, à Atlanta, le théâtre Fox a été aménagé et décoré dans le style d’une carte de Counter Strike afin de correspondre totalement au jeu. Plus de six miles personnes étaient au rendez-vous sur plus d’une semaine de compétition. Celle-ci a été transmise sur divers streaming comptant en moyenne six cent mile spectateurs provenant du monde entier. La finale a comptabilisé plus d’un million trois cent mile spectateurs visionnant un match où deux équipes se partageaient plus d’un million de dollars. Les enjeux sont devenues si importants que des associations et comités se sont mis en place afin de créer une justice pour le jeu vidéo. La Professional Esport Association (PEA) à été créé afin d’établir une stabilité et réguler la remise des gains des compétitions.

En 20 ans, le jeu vidéo a connu une évolution sans précédent tant bien médiatiquement, techniquement, socialement, qu’économiquement. Il est devenu un média de masse influent dans la société de tous les jours, et même un sport officiel.

 

 

La perception de l’aura

L’aura d’une oeuvre est simplement définie par Benjamin comme « une trame de temps et d’espace : apparition unique d’un lointain si proche soit-il ». Il parle aussi du « Hic et nunc » ce qui signifie l’ « ici » et le « maintenant », rassemblant les deux trames précédentes. Avec l’apparition du numérique qui est une forme d’art nouvelle, cette aura semble ne pas pouvoir être présente dû à sa caractéristique de reproductibilité. Le Hic et nunc n’a plus autant d’impact sur une oeuvre, car il est possible de reproduire, dupliquer ou reprendre celle-ci grâce à la technologie. Cette technologie et cette forme d’art qui en 1939 est en constante évolution pour Benjamin,  il y a peu de recul face cette évolution du matériel et des techniques de l’époque. Aujourd’hui, nous avons plus de recul et différentes nouveautés en terme de variétés d’oeuvre grâce au numérique. Un art qui dépend de la technologie actuelle en utilisant des langages numériques (datés des années 1960). Cependant si l’aura se perd à cause de sa reproductibilité, le numérique est un stade avancé de cette méthode où nous pouvons même modifier une oeuvre numérique en plus de la dupliquer.

Nous pouvons donc nous demander d’où provient l’aura d’une oeuvre et comment elle est interprétée ?

Mettons de côté les notions de temps et d’espace et approchons cette notion d’aura aux médias de masse. Nous pouvons voir l’aura d’une oeuvre comme un média qui réunit la population pour admirer, contempler, débattre et autres sur celle-ci, qui crée une interaction autour. Cependant, chacune des personnes a une façon différente de ressentir ou non l’aura suivant son intérêt envers une oeuvre. Une personne très peu confortable avec les notions artistiques ne sera pas autant affectée par l’aura d’une oeuvre autant qu’une personne passionnée d’art. En contrepartie une personne très proche de l’air numérique peut avoir et ressentir une émotion ou un sentiment réciproque à celle d’une oeuvre physique autour d’une oeuvre numérique, qui potentiellement a été reproduite ou modifiée et autres. Le hic et nunc est peut-être moins présent lors du visionnage de l’oeuvre mais y est lors de la création et réalisation de cette oeuvre. Que ce soit une photo, un film, ou autres formes d’art numérique, elle est créée à un moment et dans un contexte particulier. Donc le fait de la reproduire grâce aux technologies n’efface pas son parcours et son histoire à travers le temps, elle ne fait qu’être partagé et démultiplié.

Alors est-ce que l’aura d’une oeuvre n’est pas alimentée par le fait que les personnes passionnées d’art numérique ou des beaux-arts interagissent par rapport à l’oeuvre et par rapport aux pensées de chaque être ? De plus l’aura peut être développée par les médias de masse avec un article particulier sur une oeuvre ou encore une critique d’une personne influente dans le domaine de l’art. Les deux principes de temps et d’espace peuvent être biaisé par l’influence des médias et des idées de chacun. Le passé et l’histoire de l’oeuvre sont présents, mais la connaissance et l’intérêt du spectateur à l’encontre de l’oeuvre modifient la perception de l’aura d’une oeuvre réelle ou numérique.